Vendredi 27 juin 2014 à 21h (Combourg, Cinéma Chateaubriand)

Dance/Cadence

Sébastien Ronceray

Réalisation : Sébastien Ronceray

Films en 16 mm et Super 8, extraits tirés de : 46bis de Pascal Base (1988), Public Astaire d’Olivier Fouchard (1996), A Study in Choreography for Camera de Maya Deren (1945), Meni de Karel Doing (1994), Chasmic Dance de Daïchi Saïto (2004), The Dance de David Rimmer (1970), Adebar de Peter Kubelka (1956-57), Japon Series de Cécile Fontaine (1991), Danse de la Gitane au masque de Vincent Tricon (2011), Kaleidoscope de Len Lye (1935), Reasons to be Glad de Jeff Scher (1980), Free Radicals de Len Lye (1957-79).

 

60 min, 2014 [Première française]

Commande Extension sauvage, 2014. Carte blanche : danse et cinéma

Tomber, marcher, glisser, mais aussi sauter, nourrissent solidement le champ lexical de la danse. Le cinéma, qui s’intéresse aussi à ces questions, s’appuie avant tout sur une double approche du phénomène du mouvement : d’abord sa décomposition, puis sa restitution, sa synthèse. Cette séance de cinéma expérimental, regroupant des films de différentes périodes et abordant diverses techniques, cherche à rendre compte de ce phénomène au travers de films utilisant les attitudes de la danse. Répétition, saut, glissement, reprise, rotation, déploiement des corps dans des gestes considérant leur rapport à l’espace et, ici en particulier, au cadre de l’image choisi par le cinéaste, permettent au cinéma de travailler l’idée de la succession aussi bien des gestes que des images. L’outil mécanique qu’est le cinéma ajoute la possibilité de cerner des attitudes et des rythmes totalement inédits, reconsidérant le principe du mouvement continu - celui des corps dansants et non pas, comme on le pense trop souvent, celui du cinéma - en le révélant fondamentalement discontinu. Reste alors à pointer ce paradoxe qui fait que l’on considère comme mouvement ce qui se dévoile comme étant une succession de fixité. Le rythme cinématographique s’articule essentiellement sur la discontinuité.

Sébastien Ronceray, né en 1974 à Angers, réalise des films expérimentaux depuis plus de 15 ans. Attaché au support de la pellicule, il filme, développe, monte et projette ces images en diverses occasions (séances en salle, performances, installations). Avec l’association Braquage, dont il est le co-créateur, il met en place depuis 2000 des programmations de films expérimentaux dans diverses structures (musées, festivals, squats, institutions...) Il y développe également de nombreux ateliers pratiques et théoriques pour le jeune public ainsi que pour les adultes en intervenant auprès d’autres structures pour des formations autour du cinéma expérimental. Une activité qu’il déploie aussi au sein du service pédagogique de la Cinémathèque française, où il crée et anime
des ateliers d’initiation. Il participe en outre régulièrement aux autres activités du service : formations d’enseignants, visite des expositions, programmation des Séances Jeune Public. Par ailleurs, il publie régulièrement des articles pour des revues ou des sites : Exploding, Vertigo, ArtPress, Bref, Zéro de conduite, Musée de la Danse...  www.braquage.org