Samedi 28 juin 2014 à 21h, «SCREENWOOD», programme spécial nocturne

(Château de La Ballue)

Soudain les arbres frissonnent

Sébastien Ronceray

Réalisation : Sébastien Ronceray

Films en 16 mm et Super 8, extraits tirés de : Inquiétude d’Elodie Jane (2001), À la lisière de Véronique Rey-Geneix (1997), 37/78 Tree Again de Kurt Kren (1978), The Garden of Early Delights de Stan Brakhage (1981), Incantation de Peter Rose (1968-72), Arbres de Joël Ducorroy (1980), In the Shadow of Marcus Mountain de Robert Schaller (2011), Limbes tropicales de Dominik Lange (1999-2000), Palme d’or de Marcelle Thirache (1993), … Or Ellipses #5 de Stan Brakhage (1998)

 

 

60 min, 2014

Commande Extension sauvage, 2014. Carte blanche : danse et cinéma

La programmation de courts métrages expérimentaux proposée à la nuit tombée au cœur des bois et la boucle de films en vidéo présentée en continu à l’intérieur du château se répondent l’une l’autre par l’intermédiaire de deux éléments : la forêt et la chorégraphie. Arbres, lisières, ombres et lumières sylvestres, circulation dans des espaces parfois chaotiques, relation entre le macro et le micro, l’écologie des forêts permet aux cinéastes de déployer un ensemble de formes cinématographiques, allant de la captation des paysages à la déformation de ceux-ci. Tout à la fois lieu d’intrigue, de mystère et de forces sauvages, la forêt subit un apprivoisement plastique par le biais des différentes approches des cinéastes présentés : animation, réanimation, herbier, collage, montage, lyrisme, abstraction… À toutes ces approches topographiques de réinterprétation de l’espace forestier se mêle un rapport au corps du filmeur et aux mouvements de sa caméra : la position du cinéaste dans cet espace, la traversée des paysages par les figures saisies (qu’elles soient humaines, animales ou végétales), les mouvements de caméra, le rapport esthétique entre motifs et outils de prise de vue (la grande majorité des films présentés est tournée en pellicule argentique), étendent un ensemble de gestes évoquant ceux des danseurs, comme celui de trainer, de caresser, ou encore de frissonner…

Sébastien Ronceray, né en 1974 à Angers, réalise des films expérimentaux depuis plus de 15 ans. Attaché au support de la pellicule, il filme, développe, monte et projette ces images en diverses occasions (séances en salle, performances, installations). Avec l’association Braquage, dont il est le co-créateur, il met en place depuis 2000 des programmations de films expérimentaux dans diverses structures (musées, festivals, squats, institutions...) Il y développe également de nombreux ateliers pratiques et théoriques pour le jeune public ainsi que pour les adultes en intervenant auprès d’autres structures pour des formations autour du cinéma expérimental. Une activité qu’il déploie aussi au sein du service pédagogique de la Cinémathèque française, où il crée et anime
des ateliers d’initiation. Il participe en outre régulièrement aux autres activités du service : formations d’enseignants, visite des expositions, programmation des Séances Jeune Public. Par ailleurs, il publie régulièrement des articles pour des revues ou des sites : Exploding, Vertigo, ArtPress, Bref, Zéro de conduite, Musée de la Danse... www.braquage.org